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Bienvenue sur notre blog .. Vous trouverez sur ces quelques pages notre expérience quotidienne durant trois années sans voiture. Nous espérons que celle-ci vous aidera à sauter le pas ou en tout cas à réduire vos trajets automobiles et pourquoi pas votre empreinte écologique.


Bonne visite !

dimanche 12 septembre 2010

Un outils météo formidable



Va-t-il pleuvoir dans la prochaine heure ?

ou comment programmer ses sorties sans se faire mouiller


Depuis quelque temps le site Météo-France propose un nouveau service qui permet de savoir s'il pleuvra dans la prochaine heure à l'échelle d'une commune. Ces prévisions "immédiates" sont obtenues grâce l'imagerie satellite. Les radars permettent en effet de localiser les zones de précipitations avec une précision et partir de là, les ordinateurs extrapolent leur déplacement sur la France au cous des soixante prochaines minutes. La prévision de pluie à 1 heure permet ainsi de connaître les heures de début et de fin des précipitations sur une commune et leur intensité (faible, modérée ou forte), de jour comme de nuit. Ces informations sont actualisées toutes les cinq minutes.






Quelle utilité me demanderez-vous ?


  • Ce dimanche, nous prévoyons une balade en famille et avec des amis au plan d'eau de Rocles, 3km. Après un début de week-end ensoleillé, le ciel est désormais très menaçant, quelques gouttes se font sentir et la voisine rentre son linge. Notre sortie semble tomber l'eau jusqu'à ce que je consulte le site Météo-France et son service de prévision à 1h, qui nous apprend qu'il n'y aura pas une seule goutte dans l'heure. Mes amis sont septiques mais moi en bon scientifique, j'ai confiance et sors les vélo. Au final, la sortie s'est déroulée avec un vent fort mais sans la moindre averse : l'orage a tourné comme prévu. Avec 4 enfants, il est clair que si Météo-France m'avait annoncé "pluie forte", je n'aurai pas pris le risque !
  • Mardi dernier, temps automnal : brouillard et pluie toute la journée. Pourtant je dois rencontrer un partenaire au Theil, à 10km, dans le cadre de mon travail. L'aller-retour (2x20min) plus le temps de régler les détails avec lui (30min max) devrait me prendre une bonne heure. Vu le temps je songe, à reporter : je ne tiens pas à arriver trempé chez un partenaire. Météo-France m'annonce des éclaircis dans l'après-midi ; j'ai du mal à le croire tellement c'est bouché. Je décide une nouvelle fois de faire confiance la science et me connecte au service "pluie à 1 heure". Jusqu'à 15h, pluie, pluie et pluie. Vers 16h, le service m'annonce une "fenêtre" sans pluis de 20min : trop court ! Je décide d'attendre. Pour 17h, le service m'annonce une heure sans pluie, banco ! Le temps d'appeler mon partenaire pour vérifier sa dispo et j'enfourche mon vélo, en prenant mon K-way jaune fluo au cas où. Mais pas une goutte, il fait même de nouveau chaud et ne suis pas habillé correctement pour évacuer la sueur, mais ça c'est une autre histoire.
Voilà... je trouve ce service gratuit tout simplement formidable !

mercredi 8 septembre 2010

à vélo, dans les bus départementaux

Les communes du Montet et de Tronget qui n'offrent malheureusement pas tous les services et activités pour les familles sont relativement bien desservies. En 3/4h de bus, (à peine plus qu'en voiture) vous vous retrouvez facilement à Moulins ou à Montluçon et les horaires permettent de passer facilement l'après-midi du mercredi, samedi et même dimanche en ville. Le coût est très faible : 2€ pour les adultes, 1€ pour les enfants, quelque soit le trajet : merci le Conseil Général.


A mon sens, pour désenclaver complètement ses communes, une liaison en début de matinée (et pas à 6h du matin comme aujourd'hui) manque encore.

Je les avais interrogé au mois de mai sur la possibilité de mettre les vélos dans les soutes, à défaut de crochets adaptés l'arrière du bus (comme en côte d'or). En prenant soin d'éviter le vendredi soir et le lundi matin, car les soutes sont blindés des bagages des lycéens et étudiants internes, Véolia et le Conseil Général avaient répondu positivement à cette demande.

Forte activité professionnelle estivale oblige, je n'avais pas eu l'occasion de tester cette possibilité jusqu'à ce mercredi.

L'objectif d'une telle demande est en fait de pouvoir faire dans l'après-midi piscine, bibliothèque et quelques courses au magasin bio. A pieds, avec mes deux petits loulous, ce serait compliqué et je ne tiens pas à prendre les bus urbain après le bus départemental.

Ce mercredi donc, nous prenons le bus avec mon vélo avec siège-vélo pour Zya et followme pour tirer le vélo de Zoltan (je ne tiens pas à ce qu'il pédale seul dans Moulins). Les soutes sont vides, il ne devrait pas y avoir de problème ; c'est sans compter que :
- les bus de la ligne A (Moulins-Montluçon) ont intégré une rampe pour l'accès aux handicapés qui réduit considérablement la taille des soutes (mais on ne peut que se féliciter d'une telle adaptation)
- mon vélo est considérablement rallongé par le followme
- le siège de Zya est volumineux et ajoute un peu de hauteur à mon vélo

Bilan, je me galère un peu ; le chauffeur est conciliant et les enfants, habitués à de tels problèmes dans les trains, attendent patiemment que leur papa est fini de se battre avec les vélos. Finalement ça passe et nous nous retrouvons à Moulins avec tous nos vélos pour une ballade en famille lors de laquelle un petit malin, voyant zoltan attaché derrière mon vélo me lance "c'est pas comme ça qu'il va apprendre à faire du vélo". No comment...

Après une après-midi sympa, c'est l'heure du retour. Cette fois je suis un peu plus intelligent, je décroche le siège de Zya et en moins d'une minute, tout est dans les soutes.

Alors oui bien sur, des crochets à l'arrière du bus seraient plus pratiques... mais cette possibilité nous ouvre de nouvelles perspectives, car de la gare de Moulins, nous rejoignons facilement Lyon, Paris, Clermont avec des TER et des TEOZ parfaitement adaptés au transport des vélos !


mercredi 1 septembre 2010

C'est reparti !






Ca y est...


Après une première tentative positive durant plusieurs années,

Après avoir du racheter une voiture, pour mon travail notamment, lors de mon arrivée dans le bocage bourbonnais

J'ai (re)franchi le pas : vendu la belle logan toute neuve et me voici de nouveau à vélo : vélotaf, véloécole, vélocourses, vélo...







note : moi j'adore mon travail !


Entre deux :

- j'ai réussi à convaincre mon magasin Spar local de se mettre au bio (épicerie et frais)

- je me fais livrer au boulot mes paniers de fruits et légumes bio

- au niveau du boulot, je fais marcher, pour les réunions, le covoiturage

- j'ai pris un abonnement Europcar Autoliberté pour les jours ou je suis vraiment coincé :
  • niveau perso notamment pour partir en week-end (les trains au départ de moulins, la galère à moins d'avoir une semaine de vacances)
  • pour le boulot, j'ai malheureusement des réunions aux 4 coins du département à des heures incompatibles avec le transport en commun et avec le fait de devoir récupérer les loulous à l'école. Les indemnités kilométriques couvriront quasiment la location et le carburant.
Ca ne va peut-être pas durer ; je suis sans doute fou vu ma position géographique, vu le mauvais temps qui arrive... mais pour l'instant JE REVIS !

Bon, il va rester à s'organiser notamment pour les travaux dans la maison, notamment pour aller à la déchetterie, acheter outils et matériaux (même si beaucoup sont livrables), et sortir : hors de question de rester enfermés sous prétexte qu'on n'a pas de voiture !


samedi 26 juin 2010

La (douce) reprise

Depuis quelques temps déjà, j'ai repris le vélo pour mes déplacements perso et pro. Après un hiver particulièrement neigeux durant lequel je suis passé pour un fou à vélo, après un printemps pluvieux et froid où le courage m'a parfois manqué, voilà l'été (presque trop) chaud... et avec lui les balades à vélo avec les enfants, balades qui me manquaient tant.



Il m'a fallu revoir l'organisation de ces balades. Tout seul avec deux loulous, ce n'est pas toujours évident.

Zoltan est encore petit pour faire des grands parcours sur les routes vallonnées du bocage bourbonnais. Le followme trouve là toute son utilité.

Mais de ce fait, impossible pour Zya de profiter de la carriole et elle a rejoint le siège vélo. Pas super pour la sieste... ni pour transporter le goûter et les indispensables qui trouvaient place dans le grand coffre de la carriole. Pour l'instant j'ai trouvé un système pour accrocher mon petit sac à dos derrière son siège. Ce n'est pas l'idéal mais ça dépanne.


dimanche 20 juin 2010

Le nouveau vélo de Zoltan


Au hasard d'une "foire à tout", j'avais récupéré l'an dernier un 20pouces à vitesses pour Zoltan. En bon état général, je l'avais eu pour 10€ : une aubaine quand on voit le prix des vélos aujourd'hui.

Bien sûr j'aurai aimé pouvoir lui offrir un vélo Puky avec ses vitesses dans le moyeu mais le prix m'en avait dissuadé. Quand Decathlon, ils ont vraiment, encore une fois, un train de retard et ne propose aucun 20 pouces type cyclo et s'évertuent à proposer des vélo sans équipement utile (garde boue de qualité par exemple) avec des pneus trop large et des suspensions inutiles et surtout beaucoup trop lourd pour des enfants de 6-8 ans. A noter toutefois, le nouveau Decathlon Taggsy, trop grand pour Zoltan, mais là c'est le poids qui est dissuasif : 17 kg !

Bref, le vieux Decathlon dépouillé fera l'affaire...

Un matin, Zoltan part avec son 16 pouces, à plat. Pas le temps de changer la chambre à air (même pas sur d'en avoir d'avance) alors je sors de la cave ce 20 pouces qui n'a pas servi depuis l'achat. Il est un peu grand mais Zoltan est heureux d'avoir un vrai vélo à vitesse. Reste, le soir à à faire quelques révisions et adaptations.

Après quelques heures de travail dessus le voilà :

  • changement de la selle pour une selle junior légère et confortable (Decathlon)
  • installation de garde-boue de qualité et fabriqués en France (Zefal sur xxcycle)
  • changement des pneus et des chambres à air pour des plus fins, des Schwalbe Marathon Racer (en 40*406) : Zoltan voulait les mêmes que les miens. Ils sont très chers mais inusables et terriblement roulants.
  • réglages des freins et du dérailleur (réalisé par Gilles au Montet pour 5€, imbattable)
  • installation du dispositif de tractage Followme
  • transfert de l'éclairage de son ancien vélo (acheté sur xxcycle également)
  • installation d'une béquille (Decathlon)
Depuis la Photo, Zoltan a également enlevé tous les autocollants Decathlon pour les remplacer par les autocollants Scwalbe offerts avec les pneus et chambres à air !

lundi 16 novembre 2009

Fin de l'aventure... sans voiture

Et voilà, nous sommes le 16 novembre 2009. J'ai accepté ce jour un nouveau boulot. Nous voici dans l'allier, entre Montluçon et Moulins (le Montet), pour un nouveau job que j'espère passionnant.


Au rayon des vélobonnes nouvelles , plein de petites routes et chemins tranquilles.

Au rayon des vélomauvaises nouvelles, j'ai été obligé de racheter une voiture (une dacia GPL) pour mes déplacements pro (je bosse pour des communes éparpillées et ai souvent du matos) et j'ose avouer pour l'instant également pour mes déplacement perso (c'est le désert culturel et économique) et les petites routes tranquilles sont loin d'être plates.

Si la france est le mauvaise élève européen au niveau du nombre de kilomètres de véloroutes, l'auvergne, elle, est le mauvais élève français. Dans l'allier, quelques kilomètres entre Montluçon et Neris les bains et quelques autres près de Digoin... rien de plus. A Moulins et Montluçon, rares sont les pistes cyclables et les cyclistes... ça me change de Strasbourg et Dijon

Voilà...

Mon beau vélo est à la cave, la carriole et le followme aussi... vélomoral à 0 !

samedi 20 juin 2009

Strasbourg-Mollkirch au petit matin

Je me suis rendu à Strasbourg ce vendredi pour une soirée fort sympathique. Au programme pique-nique dans un parc dont j'ai oublié le nom et dont je ne me rapellerai plus l'itinéraire et spectacle de danse contemporaine (une première pour moi...) dans le quartier des universités (ça ne me rajeunit pas tout ça). Mon guide est habitué à la circulation en ville... moi beaucoup moins : je me concentre sur les feux, les trottoirs, les voitures dont quelques une me klaxonnent, le tram,... la ballade n'est pas sportive mais pas vraiment touristique non plus... je flippe un peu au milieu de cette circulation , et impossible de discuter !

Après une (courte) nuit chez une amie, j'ai repris mon vélo au petit matin direction la maison et le boulot. Il est 4h00, le réveil sonne... les yeux embrumés, j'enfile mes vêtements et mon beau coupe vent jaune fluo (39€ chez Decathlon, c'est cher mais est relativement bien fait et aéré) Non, non je ne ressemble pas à un gros poussin comme ça ! Les routes de Schiltigheim et Strasbourg sont désertes ; je n'empruntes même pas les pistes cyclable : j'ai toute la route pour moi tout seul, ou presque. Je retrouve facilement la piste cyclable qui passe près du camping et de l'auberge de jeunesse pour suivre le canal de la Bruche quasiment jusqu'à Molsheim. Ce canal a été construit par Vauban pour acheminer les pierres en grès des Vosges destinées à l'édification desfortifications de Strasbourg.


Il fait frais, j'ai quelques courbatures dues au manque de sommeil, mais roule bien... un cyclosportif me dépasse allégrement ; je n'ai pas le courage de lui "sucer la roue" ; je roule tout de même à près de 30 km/h (certes sans mérite, c'est tout plat) ; ce qui ne m'empèche pas de profiter du réveil de la nature au lever du soleil : poules d'eau, cigognes, hérons, cignes, colverts, ragondins,... sont surpris par mon passage alors que sans doute plus tard dans la journée des centaines de cyclos de de tous âges emprunteront cette piste familiale par excellence.

Arrivé à Molsheim, je rejoins Mutzig par la piste cyclable qui mène à la piscine. Un effort de fléchage pourrait être fait au centre ville de Molsheim : pour qui ne connait pas ses pistes , elles sont introuvables !

Et après Mutzig... plus rien de sécurisé ; il faut emprunter la départementale . Comme il est à peine plus de 6h00, ce n'est pas bien grave, il y a peu de circulation. Mais pour l'avoir emprunté à plusieurs reprises (bibliothèque, cinéma) avec zoltan en followme, je sais que la route est dangereuse, pas forcemment très large et empruntée par de nombreux camions de bois.

J'arrive au Floessplatz, en temps et en heure... pour reprendre le boulot ! j'ai trouvé le temps moins long qu'en voiture alors que j'ai tout de même mis près de 2 heures (avec une pause petit dej'). Un itinéraire à conseiller donc, tout du moins entre Molsheim (quitte à prndre le treain pour rejoindre Molsheim) et Strasbourg (à priori, il va jusqu'à Offenbourg... mais ce sera pour une prochaine fois).


dimanche 24 mai 2009

Le nouveau vélo (à assistance électrique) de Laurence

Ca y est ; Laurence a sauté le pas et nous avons commandé son nouveau vélo qui lui permettera d'être plus autonome et de balader les deux enfants si nécessaires. Un peu plus d'une semaine après l'avoir commandé, nous sommes allé le chercher à Mondovélo Geispolsheim. Ils sont sympa, ont l'air compétents mais la boutique est accessible facilement et rapidement qu'en voiture : ils ne sont pas prêts de nous revoir !

Si nous l'avons tout deux tester, c'est Laurence qui en apprécie le confort quotidien. Les côtes ne lui font plus peur et elle peut pédaler avec les deux enfants :

  • soit zoltan en followme et Zya en siège enfant (offert par Mondovélo)
  • soit les deux dans la carrioles : et oui, ils tiennent encore bien tout deux dans la Corsaire XL qui est décidemment grande et confortable.
Il s'agit du Matra I Step City

Les très gros plus :
- l'assistance électrique que l'on peut doser (4 programmes)
- la batterie que l'on recharge en pédalant, en freinant (4 programmes de regénération)
- une fourche droite en aluminium, légère et souple

Les petits plus :
- la batterie est protégée dans sa housse
- une béquille solide et de très bonne qualité
- des petits équipements (garde-boue, porte-bagage, lumière) d'assez bonne qualité
- les 9 vitesses


Les tous petits moins :
- des vitesses, un dérailleur,... forcement le moteur est dans le moyeu donc pas de vitesses dans le moyeu alors que c'est tout de même plus confortable et plus pratique à l'usage et à l'entretien.
- il est quand même lourd
- il est quand même cher (1950€)
- une bizarrerie au niveau du cadre
- une crevaison en moins de 100 kilomètre (pneus continental ?)
- la batterie n'a pas une autonomie exceptionnelle (bon en tractant les petits monstres dans la carriole, ce n'est pas étonnant)

mercredi 11 mars 2009

Le nouveau vélo de Greg

Ca y est il est arrivé. A peine une semaine après l'avoir commandé, je suis allé chercher mon vélo à Citizen Bike à Strasbourg. Ils sont sympa, ont l'air compétents et la boutique est à 300m de la gare : un gros avantage !

Deux petites virées, une nocturne la semaine dernière et une à l'aube aujourd'hui m'ont fait apprécier le confort de ce nouveau vélo dont je ne suis pas prêt de regretter l'achat.
Il s'agit du WINORA Labrador

Les très gros plus :
- un moyeu Rohloff : je ne redirai pas ce qui est très bien écrit ici mais cette technologie, chère, est fantastique !
- des freins hydrauliques Magura précis et puissants.
- un cadre à la fois rigide et confortable (si, si !)
- une vraie fourche hydraulique légère, confortable et débrayable (la Suntour CR-9FT E LO)

Les petits plus :
- une dynamo dans le moyeu et un allumage puissant automatique (pratique pour les têtes en l'air)
- une béquille solide et de très bonne qualité
- des petits équipements (garde-boue, porte-bagage avec pompe intégrée,...) de très haute qualité

Les tous petits moins :
- pas de carter de chaine, pourtant bien pratique niveau entretien
- une selle pas des plus confortable, mais elle va sans doute "se faire"
- j'ai pu mettre, en décalant un peu la béquille, l'attache du followme ou celle de la cariole, mais pas les deux en même temps (axe trop court)
- pas de possibilité de mettre des "cornes" aux extrémités du guidon ; c'était au final la seule chose pratique sur mon triban.

mardi 17 février 2009

Ca fait du bien... mais ça fait mal !

L'hiver n'en finit pas. Neige et pluie mêlées ne cessent de tomber sur la vallée de la Bruche. Il gèle de nouveau fort le matin (-7°C) et le dégèle l'après-midi est tout relatif. Ajoutez à cela des périodes de fortes activités liées à mon nouveau boulot, et quelques soucis de santé (perforation du pied par un clou rouillé et froissement musculaire). Au final, je n'ai pas pris le vélo depuis mi-décembre.


Mais ce mardi, l'envie me démange. Je propose à Zoltan de descendre à Mutzig pour aller à la bibliothèque, située à tout juste 10 km. Le temps est brumeux et une fine bruine tombe, rien de bien méchant, en tout cas pas de quoi nous décourager. Zoltan effectue seul les 1500 premiers mètres sur le chemin qui nous amène à la gare de Mollkirch puis je l'attache au followme (je ne me lasse pas de la rapidité de l'opération accrochage/décrochage !) pour prendre la route, assez dangereuse et de toute manière trop longue pour ses petites jambes. L'aller se passe relativement bien même si mes jambes ressentent les petites bosses et le "chargement" qui avoisine tout de même les 30 kilos :
  • zoltan : 17kg
  • followme : 4 kg
  • vélo de zoltan : 8kg
Ajoutez à cela les chocolats de noël et le fait que je n'ai pas fait réellement d'exercice depuis deux mois et vous comprendrez que je suis heureux d'arriver, en nage, à Mutzig 40 minutes plus tard : 15 km/h ce n'est pas si mal ! En nage car bien évidemment je me suis trop couvert ; je bénis tout de même mon bandeau qui protège les oreilles sans avoir trop chaud à la tête, mes gants, et mes chaussettes de ski ultra chaudes et confortables.

Après une heure de repos à lire, à bouquiner et à reprendre des forces, il est déjà l'heure de repartir si on ne veut pas se faire rattraper par la nuit. Et c'est la que ça fait mal. Je ne sais pas si ce sont les bosses, le vent, la fatigue de la fin de journée,... mais force est de constater que je me traîne et que je n'avance pas ; Zoltan ne s'en soucie guère et pédale en dilettante à l'arrière. Nous faisons une pause providentielle au point coop de Dinsheim pour faire deux-trois courses, et c'est reparti ! Mes jambes me font souffrir, j'ai le souffle court, mais j'appuie comme un forcené sur les pédales... il fait bientôt nuit et je n'ai pas de lumière, pas de gilet fluo... (Vous pouvez m'inonder de commentaires me disant que je suis irresponsable !)

Justement, une voiture de gendarmerie me double et me le fait gentiement remarquer... nous sommes à 500m du Floessplatz, je leur promets de m'équiper la prochaine fois et il me laissent filer : de toute manière, s'ils avaient pris le temps de s'arrêter et de me verbaliser... il aurait fait tout à fait nuit ; et là les derniers mètres auraient été d'autant plus dangereux !

J'arrive enfin à la maison. Si vous faites le calcul : près d'une heure et demi de transport pour une heure à la bibliothèque, ce n'est pas fameux mais mon heure et demi de vélo m'ont apporté 100 fois plus de plaisir que 20 minutes en voiture,... sans compter les quasi 10kg de CO2 qu'aurait rejetés le vieux trafic (de mon association) sur ce parcours !

Je suis épuisé mais heureux. J'ai repris le vélo après la trêve hivernale et compte bien ne pas le laisser moisir longtemps au garage : il fait jour de plus en plus tôt ; je vais pouvoir aller chercher le pain le matin à Urmatt (4km) !


jeudi 5 février 2009

Famille à vélo... à ski

L'hiver a déposé tant bien que mal son doux manteau blanc sur les montagnes Vosgiennes. L'occasion est trop belle pour faire découvrir à Zoltan les joies de la glisse. Laurence n'appréciant pas trop l'humidité des sommets enneigés, ne souhaite pas nous accompagner. C'est entre hommes que nous nous sommes rendus deux fois au champ du feu, une des rare station de ski du bas-rhin, à 30min de la maison.

Alors bien sûr, nous n'avons pas pris le vélo ni le train (la gare est à 16km avec des cotes à 8%) mais avons usé de mon véhicule professionnel. A ceux qui crieront au scandale et à l'imposture, je retorquerai rapidement que nous n'avons jamais dit que nous de circulions jamais à voiture mais que nous n'avions pas de véhicule personnel. Il nous arrive donc de louer des véhicules, de prendre le taxi,... et pour l'occasion d'utiliser le véhicule de l'association pour laquelle je travaille. Bien entendu, nous payons tout kilomètre utilisé, ce qui pousse à l'utiliser très raisonnablement.

Bref nous voici donc au pieds des pistes et alors que Zoltan s'imaginait prendre le tire-fesses et dévaler des pentes je lui annonce que nous allons nous ballader tranquilement à travers les sapins. Et oui, nous avons choisi le ski de fond, et ce pour deux raisons :
  • écologique : Il ne s'agit bien entendu pas de participer au massacre de la montagne. Le ski alpin est en effet une abération écologique : bétonnage des montagnes, construction de remontes-pentes qui défigurent la montagne, neiges retenues artificiellement et dont la fonte est retardée (dérèglement de l'écosystème), retenues d'eau artificielles mises en place pour faire fonctionner les canons à neige, dépense énergétique électrique très grande nécessitant des lignes THT qui défigurent la basse montagne... Sans parler des véhicules, de la concentration humaine sur des stations très mal équipées en retraitement des eaux... Bref, même si les stations rivalisent d'initiatives actuellement pour séduire des clients sensibles au thème de l'environnement, en publiant par exemple « l'éco-guide des stations de montagne », leur bilan écologique est catastrophique.
  • pédagogique : D'après Daniel Stolzenberg de l’École nationale de ski, le parcours idéal de l’enfant à la montagne débute par le ski de fond : une remarquable école de glisse ! Dès 5 ans, les tout-petits développent leur sens de la glisse et du déplacement. Leur pied est plus mobile et la chaussure souple les laisse libres de leurs mouvements.




Malheureusement, le ski de fond n’est pas bien ancré dans les mentalités… ni chez les loueurs. Le matériel pour les enfants est difficile à trouver. Même les vêtements de skis ne sont pas adaptés : les grosses combinaisons ou salopettes de skis ne sont vraiment pas l'idéal pour la randonnée à ski !

Nous avons loué nos skis lors de notre première sortie et même si Zoltan a éprouvé quelques difficultés à tenir debout, tout du moins au début, il semble y avoir pris beaucoup de plaisir. Aussi nous avons décidé d'acheter skis, chaussures et bâtons ; une partie d'occas, une partie chez sport et neige, et une infime partie chez Decathlon, très mal pourvu en matériel de ski de fond. Le choix de l'achat nous permet de skier plus rapidement et plus près de la maison sans passer par le loueur (tout de même près de 15km aller-retour d'économisés à chaque sortie).



A noter :

  • qu'au champ du feu, l'accès aux pistes est gratuit : un autre avantage pour le ski de fond !
  • que pour les familles à vélo, il existe un kit ski pour transformer la carriole ; il ne me reste plus qu'à "convertir" Laurence !



dimanche 25 janvier 2009

Tu as faim ? Bouffe de l'agrocarburant !




Il faut 232 kilos de maïs pour produire 50 litres d’éthanol : de quoi faire un plein de voiture, ou apporter les calories nécessaires à l’alimentation d’un enfant pendant un an…




La solution à la pénurie de pétrole,
ce n'est pas les agrocarburants
mais...
le vélo !

Fort de sa longue expertise en faveur du droit à l’alimentation et au développement des populations du Sud, le Comité catholique contre la faim et pour le développement, alerte sur les déséquilibres entraînés par la filière des agrocarburants. Avec les Amis de la Terre France et Oxfam France – Agir ici, ils lancent aujourd'hui une campagne dénonçant les impacts catastrophiques d’un développement à grande échelle des agrocarburants :
  • la hausse des prix des denrées alimentaires de base. Un effet richochet estimé par le FMI à un tiers de l’envolée actuelle des cours ;
  • l’expansion du modèle agro-industriel, peu créateur d’emplois et privant de terre les petits producteurs ;
  • les dégâts environnementaux dûs au recours intensif aux engrais et pesticides et au déplacement des cultures traditionnelles vers des zones plus fragiles.

La campagne est menée en partenariat avec des associations indonésienne, colombienne, béninoise et brésilienne, et avec le soutien de 25 autres organisations.





Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de la campagne



jeudi 1 janvier 2009

Zya, Laurence, Zoltan et Grégory
vous souhaitent une bonne et heureuse année 2009


qu'elle vous apporte joie, bonheur et santé

qu'elle vous donne au quotidien la force de vivre
en suivant vos convictions et vos valeurs

qu'elle soit pour chacun l'année de bonnes résolutions écologiques

qu'elle nous permette à tous de nous orienter
vers un monde et un quotidien
plus durable, plus humain et plus solidaire.      








mardi 9 décembre 2008

Famille à vélo sur M6

Il y a 15 jours, nous avons accueilli les journalistes d'M6 pour l'émission :

100% Mag - ce mardi 09 décembre à 18h50
"on a abandonné la voiture"

Espérons que le reportage sera de qualité et de déformera pas les propos que nous avons pu tenir.

Pour les personnes qui n'ont pas la télé, ceux qui louperont l'émission, ceux qui n'ont pas que ça a faire le soir à 19h00,... M6 replay vous propose de voir ou de revoir sur Internet les programmes diffusés sur la chaîne M6 gratuitement pendant au moins 7 jours.




lundi 1 décembre 2008

Réponse à David

Sur un commentaire, David nous a posé la question suivante :

Bonjour, Je me déplace comme vous à vélo. Je souhaite y inciter ma compagne qui utilise actuellement notre voiture. Pour ce faire je vais lui offrir un vélo électrique, en effet nous habitons à Brest, une ville à fort dénivelé. J'oublie de dire que nous avons deux enfants de 5 et 2 ans. Actuellement je les laisse à l'école et chez la nounou à vélo grâce au siège bébé et au followme. Demain ma compagne se déplacera en vélo électrique : elle récupérera les enfants le soir. Quelle est la meilleure solution pour le transport des enfants pour elle ?

  1. Faut-il acheter une carriole pour le transport des enfants ? Dans ce cas, mon fils de 5 ans n'est-il pas trop grand pour s'y installer (je pense à une carriole basique, type Décathlon) ?
  2. Faut-il acheter un deuxième followme ? Dans ce cas, il est nécessaire que le vélo électrique accepte le système followme.
Notons que la carriole aurait l'avantage de servir pour les vacances... Mais ce choix limite l'utilisation du followme au vélo classique... Comment faites-vous au quotidien ? Merci David

Comme il ne nous a pas laissé son mail et que la réponse peut servir à d'autres, voici quelques éléments de réponse. En introduction tout d'abord nous tenons à dire que chaque famille, chaque situation est unique et notre fonctionnement quotidien, même s'il peut être intéressant de s'en inspirer, ne constitue en rien LA seule et unique solution.

Cependant, selon notre expérience et les retours de personnes ayant comme nous testé une ou plusieurs carrioles, "caser" deux enfants dans une carriole bas de gamme Décathlon ne me semble pas envisageable sauf sur de très courts trajets. Le volume n'est pas prévu pour ; la carriole est très basse et je pense que ton grand va vite avoir la tête qui touche le plafond. Je ne m'attarderai pas que la qualité de fabrication chinoise de cette carriole qui ne vaut en rien les croozer, chariot... Après, je comprends très bien le fait de ne pas vouloir mettre plus de 400€ dans une carriole qui accueillera le grand qu'une année au mieux. Mais si vous avez des projets de vacances, et comme le petit a encore quelques années à être confortablement installé et que la carriole pourra servir à une troisième, voir un quatrième... ça vaut s'en doute la peine de se poser la question de l'investissement.

Ensuite le followme est selon nous la solution idéale pour balader sur de courts et longs trajets un enfant dès 4 ans. Je ne comprends par contre pas pourquoi vous suohaitez acheter un second followme ; il te suffirait de laisser le dispositif à l'école et d'équiper le vélo électrique de l'attache. Comme cela, ton épouse n'aurait qu'à attacher le followme sur son vélo lorsqu'elle vient chercher le grand à l'école.

Enfin pourquoi ne pas tester de rouler avec le grand sur son vélo, à côté de vous, si le trajet et le temps le permets ?




Voilà pour notre expérience qui nous espérons te sera utile ; si tu as d'autres questions moins générales, tu peux utiliser notre mail familleavelo@gmail.com. D'autres avis très éclairés sont également disponible sur VELOTAF.


jeudi 27 novembre 2008

premières neiges sur le Floessplatz


Depuis quelques jours les sapins étaient blancs à l'horizon et les flocons tombaient au Floessplatz, mais la neige avait du mal à tenir au sol. Enfin lundi un fin manteau blanc recouvrait la clairière du centre de vacances, à la plus grande joie des deux loulous.





Les températures auscillent depuis entre -5°C et 5°C. Pas de quoi décourager zoltan, laurence et zya qui ont pris les vélos aujourd'hui pour se rendre à la bibliothèque d'Urmatt. Le village de 900 habitants est distant de 4km du centre de vacances et on trouve sur place boulangerie, magasin de la presse, traiteur, épicerie point coop, médecin (on ne sait jamais)... et donc, à côté du bureau de poste et de la mairie, la petite mais pas moins sympathique bibliothèque ; de quoi satisfaire "l'appétit" de notre petit lecteur dévoreur de bouquins. Pour nous y rendre nous avons trois possibilités :
  • le tout chemin, à travers la forêt, très agréable mais avec quelques dénivelés et en ce moment relativement boueux.
  • le tout route, avec une piste cyclable, parfois étroite, jusqu'à l'entrée du village.
  • un chemin plat et assez roulant qui conduit presque jusqu'au village mais qui est en contrebas d'une nationale plutôt bruyante.

C'est cette dernière solution qu'a préférée Laurence à l'aller pour permettre à zoltan de rouler tranquillement. Même s'il a un peu râlé contre l'état du chemin, il n'en a pas moins parcouru les 4km sous le soleil jusqu'à la bibliothèque. Le retour, après 16h00, s'est effectué par la route sans encombre : Zoltan roule bien droit depuis un moment et les camions de la scierie s'écartent largement pour doubler (ce qui n'est pas le cas de toutes les voitures).



Seul problème : nous n'avions pas prévu ses gants et le soleil, déjà caché n'était plus là pour le réchauffer. Un petit loupé pour notre petit cycliste qui, courageux, aura tout de même effectué 8 km dans l'après-midi, sans paraître particulièrement fatigué à l'arrivée : ce petit test a de quoi nous rassurer car nous étions un peu sceptique sur sa capacité à faire l'aller-retour au village avec sa maman lorsque Grégory travaille. Zya, elle, était, comme toujours confortablement et chaudement installée dans sa carriole dans laquelle Zoltan peut encore monter. Mais Laurence aurait sans doute du mal à tirer les plus de 35 kilos !


vendredi 21 novembre 2008

nos courses à la ferme

Fraîchement arrivés en Alsace, nous devons nous reconstruire un réseau de producteurs et de commerces locaux pour notre approvisionnement alimentaire : le marché de Tonnerre avec Sylvain et son fromage vont nous manquer !

D'autant que, toujours en vélo et en train, il n'est bien entendu pas possible de parcourir des dizaines et des dizaines de kilomètres pour charrier 25 kilos de pommes de terre. Aussi, c'est avec une heureuse surprise que nous avons découvert la ferme Maurer à Dorlisheim.

Nous nous y sommes rendus ce jeudi en vélotrain. 1500 mètres de chemin agréable en sous-bois pour rejoindre la gare de Mollkirch et nous montons dans le train direction Molsheim.
  • La gare de Mollkirch, avec son quai trop bas, ne facilite pas la montée de la carriole dans le TER pourtant récent et aisément accessible (portes larges, plancher rabaissé, crochets à vélos,...) mais nous sommes maintenant habitués.
  • Mis à part ce détail embétant pour les vélos, fauteuils roulants, mères avec poussettes, cette gare est vraiment fantastique. Elle déssert le petit village de Mollkirch (800 hab) et Heiligenberg (500 hab). Bien des régions auraient sacrifié cette gare sur l'autel de la rentabilité, d'autant que la gare d'Urmatt est à 6km et la suivante (Gresswiller) à moins de 5 ! Le plus étonnant est la fréquentation de cette gare : il y a certes moins de trains qui s'y arrête, mais il y a toujours du monde. Il faut dire qu'en 1/2 heure le TER rejoint Strasbourg, capitale régionale.
  • L'autre bonne surprise de la région alsace, c'est la supression des périodes blanches et donc la possibilité d'avoir sur tous les trains 50% avec notre carte enfant + (et les cartes 12/25, sénior,...). Cela nous donne l'aller-retour à Strasbourg pour moins de 14€ pour toute la famille et moins de 8€ pour nous rendre à Mutzig (supermarché, médiathèque, cinéma, piscine,...) : imbattable quand on sait qu'une voiture coûte en moyenne 1€ tous les 3 kilomètres.


Nous voilà donc arrrivés à Molsheim (9000 hab) avec sa gare moderne équipée de quais à niveau et d'un superbe garage à vélos abrité et avec une partie sécurisée par digicode. La photo ne provient pas de Molsheim (qui est plein à craquer de vélo) mais du site de la SNCF. Nous empruntons alors la piste cyclable qui nous conduit durant 1500m jusque devant le temple de la consommation, le supermarché Cora. Nous continuons notre route pour arriver à la ferme Maurer.





Des légumes de qualité nous attendent : carottes, céleris, épinard, salades., pommes de terre,... Ils ne sont pas bios mais en 3 ans, ils ont diminué de
80% leurs traitements chimiques sur leurs exploitations et de 50% les traitement de leurs pommiers ! Leurs pommes de terre (200 tonnes par an) n'ont plus aucun traitement "anti-germe". Ceci grâce aux prédateurs naturels (coccinelle, faisan, mésange,...), aux micro organismes et à des techniques innovantes. Ajoutez à cela qu'il sont 2 fois moins cher qu'en grande surface, vous comprendrez aisemment que nous sommes heureux d'y faire nos courses et vous vous demanderez comme nous comment le Cora voisin arrive à vendre ses légumes dégeulasses et hyper chers. Seul bémol, les oeufs qu'ils revendent ne proviennent pas d'élevage en plaine air... dommage !




La carriole chargée, nous pouvons rentrer, cette fois sans détour par Molsheim qui mérite la visite ; piste cyclable, train, et petit sentier : l'itinéraire idéale, c'est un plaisir de faire ses courses dans ces conditions. La prochaine fois nous testerons la cueillette à Dachstein qui appartient aux mêmes exploitants : légumes frais et bas prix sont également au rendez-vous.








samedi 1 novembre 2008

nos courses à domicile

Nous sommes arrivés en Alsace et les choses se compliquent un peu. Nous n'avons plus le Leclerc à 300m et le Biocoop à 1500m. Il y a bien le Point Coop à Urmatt à 4 km et le Super U à Mutzig, à 8 km (accessible en train depuis la gare de Mollkirch à 1km). Mais tout cela n'est pas forcément très pratique et nous ne trouvons pas tout ce que nous voulons. Il faut tout de même souligné :

  • que le rayon bio du superU est relativement bien fourni, avec notamment les produits "Moulins des Moines".
  • que la petite épicerie d'Urmatt se met doucement au bio (dont un super munster) et que le groupe point coop est historiquement attaché à la défenses des producteurs et transformateurs locaux. Acheter à l'épicerie locale est par ailleurs un acte politique et social important et pas forcément ruineux. Enfin, ils sont fort sympathiques : ils proposent toujours un bout de saucisse à Zoltan (végétarien comme ses parents !) qui se laisserait bien tenter !


C'est donc avec plaisir que nous avons découvert qu'ils proposaient un service de vente en ligne et de livraison via, pour Mollkirch, le Point Coop d'Obernai. Cela nous permettera sans doute de faire nos grosses courses qu'il n'est pas toujours évident de promener en carriole et d'acheter le frais à l'épicerie locale, au marché ou directement aux producteurs (que nous recherchons).

Alors que nous étions encore à Perpignan pour nos vacances, nous commandons donc par le site, et programmons une livraison pour notre retour.

Premières bonnes surprises :
- des produits bio y compris en frais
- des prix relativement corrects
- un site simple
- le paiement à la livraison (Carte bleu possible)
- un livreur sympatique qui connait la région et monte les courses à l'étage

Côté négatif :
- pas assez de produits, notamment bio (mais ça va venir !)
- la livraison en grand sac plastique (recyclés pour notre poubelle de cuisine)
- quelques produits remplacés car pas en stock. On a par exemple gagné 1kg de betteraves lunor alors que nous avions commandé 500g de betterave bio. Côté positif, ils nous ont appelé le matin même pour nous demander notre accord.


Bref, ils n'ont rien à envier à Houra et Telemarket, bien au contraire, jusqu'à présent la référence en terme de courses à domicile. Les prix sont souvent moins élevés.

Au final, nous avons eu pour 180€ de courses (dont 10€ de frais de traitement et livraison*). Il est difficile de dire pour combien de temps car nous avons surtout acheté ce qui est stockable, difficile à transporter, et introuvable à l'épicerie locale (comme les litres de lait végétal).

Et quel plaisir de ne pas se prendre la tête dans les rayons !

*on aurait pu acheter pour 200€ de courses et ainsi économiser les frais de port, gratuit au delà de cette somme.

vendredi 24 octobre 2008

on a testé le train de nuit

Aller-retour Strasbourg-Perpignan
en Corail Lunea - sans les vélos

Nous avions en projet de réaliser une petite parenthèse dans nos vacances alsacienne et de nous rendre à l'autre bout de la France, chez le père de Grégory.

Pour celà, nous avions le choix entre 9h de train entre Strasbourg et Perpignan ou 12h en train de nuit Lunéa. Avec les enfants nous n'avons pas longtemps hésité, même si Laurence, qui n'en avait jamais fait l'expérience, était relativement rétissente.

Départ donc dimanche 19 octobre à 20h20 de Strasbourg. Au préalable nous avions pris le TER depuis la gare de Mollkirch, à 20 minutes du Floessplatz. 15 minutes entre les deux trains ; Greg a tout juste le temps d'acheter les billets et nous partons pour le sud. Le train est vieux et le confort est rudimentaire.

Nous nous faisons rapidement contrôlé et l'agent de la SNCF nous installe dans un autre compartiment où nous serons seuls pour la toute la nuit ; ça a des avantages de voyager avec des enfants !


Après le repas rapidement expédié (il se fait tard), Zoltan prend sa couchette et s'endort rapidement dans le drap-duvet SNCF bercé par le roulis du train. Il ne se réveillera que le lendemain matin à une heure de Perpignan. Zya s'endort également facilement mais la nuit est plus agitée : Laurence est obligée de dormir sur la même couchette étroite en PVC et zya n'apprécie pas quand le train s'arrête et réclame à téter à chaque gare ! Le réglage du chauffage n'est pas très fin et il fait vite chaud ; heureusement, la SNCF fourni une petite bouteille d'eau. Nous avons également droit à une oreiller confortable et à un kit parfaitement inutile : bouchons d'oreille, bonbons à la menthe, mouchoirs, serviette rafraichissante et un petit sac poubelle.



La nuit pour nous n'est pas des plus agréables, le train étant relativement bruyant (Greg n'aime pas les bouchons d'oreille qui enlèvent à l'oreille sa fonction d'équilibre du corps ; alors sur une couchette en hauteur dans un train en mouvement !) mais nous arrivons tout de même à dormir et nous sommes heureux lorsque nous ouvrons les yeux le matin et que nous apercevons le soleil se lever au-dessus des étangs et de la mer.

Après une nuit sur les rails, nous arrivons à 8h30 à Perpignan et profitons pleinement de notre journée de vacances - impossible après 900 km en voiture dont le corps mets plusieurs jours à se remettre !


Après des vacances plus qu'agréables grâce à l'accueil de nos hôtes qui nous ont fait découvir leur nouvelle région d'adoption, Laurence ne veut plus repartir. Nous prolongeons ainsi notre voyage de quelques jours, visitant le fort de Bellegarde à la frontière espagnole, l'étang au flamand roses (sans flamands roses) de Canet en Roussillon, le palais des rois de Majorque à Perpignan, le château de Salses,... Greg, son père et Zoltan profitent même du temps particulièrement clément pour se baigner !

Mais il faut bien repartir et nous choisissons de nouveau la solution train de nuit, qui n'est pas parfaite mais qui permet de voyager et d'avaler les kilomètres, presque sans s'en rendre compte. Notre "voiture" n'ayant plus de chauffage, nous voyageons en première classe et avons ainsi droit à des banquettes larges en tissu : le grand luxe ! Zoltan dort, comme à l'aller, durant près de 11 heures et le temps d'une nuit nous quittons le soleil du Languedoc pour découvrir les sommets enneigés des Vosges ! A noter que, à l'aller comme a retour le train s'est arrêté dans la nuit (changement de chauffeur ?) mais qu'il n'y a pas d'arrêt entre minuit et environ 6heures du matin : personne ne monte ou descend du train, donc pas de bruit dans les couloirs !

Bilan plus que positif donc y compris au niveau du prix (un petit peu plus élevé qu'en corail classique mais moins qu'en TGV) :
  • Avec la carte "enfant+" nous avons voyagé à 3+1 bébé pour 300€ l'aller-retour.
  • L'aller-retour en tarif Prem's pour un couple s'élève à 180€
Et vous voulez encore partir en vacances en voiture ?



Si nous n'avions qu'un regret, ce serait de n'avoir pas pris les vélos qui voyagent aisément en Lunéa. La location de bicyclettes à Canet plage était hors de prix (18€ la journée pour des vélos pas sensationnels - contre 8 à 10€ en vendée !)




vendredi 17 octobre 2008

première sortie alsacienne


Sous la pluie et face au vent




Nous venons d'emménager pour quelques temps en Alsace, plus précisément à Mollkirch, au centre de vacances du Floessplatz. Aujourd'hui le temps est incertain mais nous décidons néanmoins de nous rendre à Mutzig, à près de 10km, avec Zoltan en carriole pour faire quelques courses et passer une partie de l'après-midi à la bibliothèque. Le chemin (parfaitement balisé par le Club Vosgien) qui relie le centre de vacances à la gare d'Heiligenberg-Mollkirch est génial : rapide, relativement roulant, et sans trop de bosses et trous : le Triban trail et la carriole se comportent bien sur ce genre de chemin.


  • l'exercice serait plus périlleux avec un vélo type Triban road, quoique réalisable ;
  • par contre je n'aimerai pas me balader avec mon gamin en siège vélo sur ce genre de chemin : on perd énormément en stabilité, d'autant plus si l'enfant est assez lourd et commence à bouger ; avec la carriole, pas de problème de stabilité.
On aurait pu décider de prendre le train mais je décide de poursuivre à vélo. La deuxième partie du trajet est plus chaotique bien qu'agréable au départ, toujours en sous-bois. L'arrivée sur Gresswiller se révèle par contre être un véritable sacerdoce : le chemin est en plein vent et est composé de gros cailloux ; je souffre, le matériel aussi !

Le retour se fera en vélo également, mais par la route que je décide de tester : pas la nationale interdite aux vélos bien sûr, mais la route de la vallée de la Bruche. Et là, déception ! Entre Mutzig et le floessplatz, il n'y a pas de piste cyclable (alors qu'il y en a une jusqu'à Urmatt). Je partage donc difficilement la route avec les automobilistes, pressés de rentrer chez eux après une journée de travail et qui ont tendance à coller et à dépasser n'importe où. Ajoutez à cela le vent et la pluie... Je regrette de n'avoir pas pris l'option vélo-train. Le pire, c'est que j'ai choisi la seule journée de pluie de la semaine, pour sortir...