Bienvenue

Bienvenue sur notre blog .. Vous trouverez sur ces quelques pages notre expérience quotidienne durant trois années sans voiture. Nous espérons que celle-ci vous aidera à sauter le pas ou en tout cas à réduire vos trajets automobiles et pourquoi pas votre empreinte écologique.


Bonne visite !

jeudi 27 novembre 2008

premières neiges sur le Floessplatz


Depuis quelques jours les sapins étaient blancs à l'horizon et les flocons tombaient au Floessplatz, mais la neige avait du mal à tenir au sol. Enfin lundi un fin manteau blanc recouvrait la clairière du centre de vacances, à la plus grande joie des deux loulous.





Les températures auscillent depuis entre -5°C et 5°C. Pas de quoi décourager zoltan, laurence et zya qui ont pris les vélos aujourd'hui pour se rendre à la bibliothèque d'Urmatt. Le village de 900 habitants est distant de 4km du centre de vacances et on trouve sur place boulangerie, magasin de la presse, traiteur, épicerie point coop, médecin (on ne sait jamais)... et donc, à côté du bureau de poste et de la mairie, la petite mais pas moins sympathique bibliothèque ; de quoi satisfaire "l'appétit" de notre petit lecteur dévoreur de bouquins. Pour nous y rendre nous avons trois possibilités :
  • le tout chemin, à travers la forêt, très agréable mais avec quelques dénivelés et en ce moment relativement boueux.
  • le tout route, avec une piste cyclable, parfois étroite, jusqu'à l'entrée du village.
  • un chemin plat et assez roulant qui conduit presque jusqu'au village mais qui est en contrebas d'une nationale plutôt bruyante.

C'est cette dernière solution qu'a préférée Laurence à l'aller pour permettre à zoltan de rouler tranquillement. Même s'il a un peu râlé contre l'état du chemin, il n'en a pas moins parcouru les 4km sous le soleil jusqu'à la bibliothèque. Le retour, après 16h00, s'est effectué par la route sans encombre : Zoltan roule bien droit depuis un moment et les camions de la scierie s'écartent largement pour doubler (ce qui n'est pas le cas de toutes les voitures).



Seul problème : nous n'avions pas prévu ses gants et le soleil, déjà caché n'était plus là pour le réchauffer. Un petit loupé pour notre petit cycliste qui, courageux, aura tout de même effectué 8 km dans l'après-midi, sans paraître particulièrement fatigué à l'arrivée : ce petit test a de quoi nous rassurer car nous étions un peu sceptique sur sa capacité à faire l'aller-retour au village avec sa maman lorsque Grégory travaille. Zya, elle, était, comme toujours confortablement et chaudement installée dans sa carriole dans laquelle Zoltan peut encore monter. Mais Laurence aurait sans doute du mal à tirer les plus de 35 kilos !


vendredi 21 novembre 2008

nos courses à la ferme

Fraîchement arrivés en Alsace, nous devons nous reconstruire un réseau de producteurs et de commerces locaux pour notre approvisionnement alimentaire : le marché de Tonnerre avec Sylvain et son fromage vont nous manquer !

D'autant que, toujours en vélo et en train, il n'est bien entendu pas possible de parcourir des dizaines et des dizaines de kilomètres pour charrier 25 kilos de pommes de terre. Aussi, c'est avec une heureuse surprise que nous avons découvert la ferme Maurer à Dorlisheim.

Nous nous y sommes rendus ce jeudi en vélotrain. 1500 mètres de chemin agréable en sous-bois pour rejoindre la gare de Mollkirch et nous montons dans le train direction Molsheim.
  • La gare de Mollkirch, avec son quai trop bas, ne facilite pas la montée de la carriole dans le TER pourtant récent et aisément accessible (portes larges, plancher rabaissé, crochets à vélos,...) mais nous sommes maintenant habitués.
  • Mis à part ce détail embétant pour les vélos, fauteuils roulants, mères avec poussettes, cette gare est vraiment fantastique. Elle déssert le petit village de Mollkirch (800 hab) et Heiligenberg (500 hab). Bien des régions auraient sacrifié cette gare sur l'autel de la rentabilité, d'autant que la gare d'Urmatt est à 6km et la suivante (Gresswiller) à moins de 5 ! Le plus étonnant est la fréquentation de cette gare : il y a certes moins de trains qui s'y arrête, mais il y a toujours du monde. Il faut dire qu'en 1/2 heure le TER rejoint Strasbourg, capitale régionale.
  • L'autre bonne surprise de la région alsace, c'est la supression des périodes blanches et donc la possibilité d'avoir sur tous les trains 50% avec notre carte enfant + (et les cartes 12/25, sénior,...). Cela nous donne l'aller-retour à Strasbourg pour moins de 14€ pour toute la famille et moins de 8€ pour nous rendre à Mutzig (supermarché, médiathèque, cinéma, piscine,...) : imbattable quand on sait qu'une voiture coûte en moyenne 1€ tous les 3 kilomètres.


Nous voilà donc arrrivés à Molsheim (9000 hab) avec sa gare moderne équipée de quais à niveau et d'un superbe garage à vélos abrité et avec une partie sécurisée par digicode. La photo ne provient pas de Molsheim (qui est plein à craquer de vélo) mais du site de la SNCF. Nous empruntons alors la piste cyclable qui nous conduit durant 1500m jusque devant le temple de la consommation, le supermarché Cora. Nous continuons notre route pour arriver à la ferme Maurer.





Des légumes de qualité nous attendent : carottes, céleris, épinard, salades., pommes de terre,... Ils ne sont pas bios mais en 3 ans, ils ont diminué de
80% leurs traitements chimiques sur leurs exploitations et de 50% les traitement de leurs pommiers ! Leurs pommes de terre (200 tonnes par an) n'ont plus aucun traitement "anti-germe". Ceci grâce aux prédateurs naturels (coccinelle, faisan, mésange,...), aux micro organismes et à des techniques innovantes. Ajoutez à cela qu'il sont 2 fois moins cher qu'en grande surface, vous comprendrez aisemment que nous sommes heureux d'y faire nos courses et vous vous demanderez comme nous comment le Cora voisin arrive à vendre ses légumes dégeulasses et hyper chers. Seul bémol, les oeufs qu'ils revendent ne proviennent pas d'élevage en plaine air... dommage !




La carriole chargée, nous pouvons rentrer, cette fois sans détour par Molsheim qui mérite la visite ; piste cyclable, train, et petit sentier : l'itinéraire idéale, c'est un plaisir de faire ses courses dans ces conditions. La prochaine fois nous testerons la cueillette à Dachstein qui appartient aux mêmes exploitants : légumes frais et bas prix sont également au rendez-vous.








samedi 1 novembre 2008

nos courses à domicile

Nous sommes arrivés en Alsace et les choses se compliquent un peu. Nous n'avons plus le Leclerc à 300m et le Biocoop à 1500m. Il y a bien le Point Coop à Urmatt à 4 km et le Super U à Mutzig, à 8 km (accessible en train depuis la gare de Mollkirch à 1km). Mais tout cela n'est pas forcément très pratique et nous ne trouvons pas tout ce que nous voulons. Il faut tout de même souligné :

  • que le rayon bio du superU est relativement bien fourni, avec notamment les produits "Moulins des Moines".
  • que la petite épicerie d'Urmatt se met doucement au bio (dont un super munster) et que le groupe point coop est historiquement attaché à la défenses des producteurs et transformateurs locaux. Acheter à l'épicerie locale est par ailleurs un acte politique et social important et pas forcément ruineux. Enfin, ils sont fort sympathiques : ils proposent toujours un bout de saucisse à Zoltan (végétarien comme ses parents !) qui se laisserait bien tenter !


C'est donc avec plaisir que nous avons découvert qu'ils proposaient un service de vente en ligne et de livraison via, pour Mollkirch, le Point Coop d'Obernai. Cela nous permettera sans doute de faire nos grosses courses qu'il n'est pas toujours évident de promener en carriole et d'acheter le frais à l'épicerie locale, au marché ou directement aux producteurs (que nous recherchons).

Alors que nous étions encore à Perpignan pour nos vacances, nous commandons donc par le site, et programmons une livraison pour notre retour.

Premières bonnes surprises :
- des produits bio y compris en frais
- des prix relativement corrects
- un site simple
- le paiement à la livraison (Carte bleu possible)
- un livreur sympatique qui connait la région et monte les courses à l'étage

Côté négatif :
- pas assez de produits, notamment bio (mais ça va venir !)
- la livraison en grand sac plastique (recyclés pour notre poubelle de cuisine)
- quelques produits remplacés car pas en stock. On a par exemple gagné 1kg de betteraves lunor alors que nous avions commandé 500g de betterave bio. Côté positif, ils nous ont appelé le matin même pour nous demander notre accord.


Bref, ils n'ont rien à envier à Houra et Telemarket, bien au contraire, jusqu'à présent la référence en terme de courses à domicile. Les prix sont souvent moins élevés.

Au final, nous avons eu pour 180€ de courses (dont 10€ de frais de traitement et livraison*). Il est difficile de dire pour combien de temps car nous avons surtout acheté ce qui est stockable, difficile à transporter, et introuvable à l'épicerie locale (comme les litres de lait végétal).

Et quel plaisir de ne pas se prendre la tête dans les rayons !

*on aurait pu acheter pour 200€ de courses et ainsi économiser les frais de port, gratuit au delà de cette somme.

vendredi 24 octobre 2008

on a testé le train de nuit

Aller-retour Strasbourg-Perpignan
en Corail Lunea - sans les vélos

Nous avions en projet de réaliser une petite parenthèse dans nos vacances alsacienne et de nous rendre à l'autre bout de la France, chez le père de Grégory.

Pour celà, nous avions le choix entre 9h de train entre Strasbourg et Perpignan ou 12h en train de nuit Lunéa. Avec les enfants nous n'avons pas longtemps hésité, même si Laurence, qui n'en avait jamais fait l'expérience, était relativement rétissente.

Départ donc dimanche 19 octobre à 20h20 de Strasbourg. Au préalable nous avions pris le TER depuis la gare de Mollkirch, à 20 minutes du Floessplatz. 15 minutes entre les deux trains ; Greg a tout juste le temps d'acheter les billets et nous partons pour le sud. Le train est vieux et le confort est rudimentaire.

Nous nous faisons rapidement contrôlé et l'agent de la SNCF nous installe dans un autre compartiment où nous serons seuls pour la toute la nuit ; ça a des avantages de voyager avec des enfants !


Après le repas rapidement expédié (il se fait tard), Zoltan prend sa couchette et s'endort rapidement dans le drap-duvet SNCF bercé par le roulis du train. Il ne se réveillera que le lendemain matin à une heure de Perpignan. Zya s'endort également facilement mais la nuit est plus agitée : Laurence est obligée de dormir sur la même couchette étroite en PVC et zya n'apprécie pas quand le train s'arrête et réclame à téter à chaque gare ! Le réglage du chauffage n'est pas très fin et il fait vite chaud ; heureusement, la SNCF fourni une petite bouteille d'eau. Nous avons également droit à une oreiller confortable et à un kit parfaitement inutile : bouchons d'oreille, bonbons à la menthe, mouchoirs, serviette rafraichissante et un petit sac poubelle.



La nuit pour nous n'est pas des plus agréables, le train étant relativement bruyant (Greg n'aime pas les bouchons d'oreille qui enlèvent à l'oreille sa fonction d'équilibre du corps ; alors sur une couchette en hauteur dans un train en mouvement !) mais nous arrivons tout de même à dormir et nous sommes heureux lorsque nous ouvrons les yeux le matin et que nous apercevons le soleil se lever au-dessus des étangs et de la mer.

Après une nuit sur les rails, nous arrivons à 8h30 à Perpignan et profitons pleinement de notre journée de vacances - impossible après 900 km en voiture dont le corps mets plusieurs jours à se remettre !


Après des vacances plus qu'agréables grâce à l'accueil de nos hôtes qui nous ont fait découvir leur nouvelle région d'adoption, Laurence ne veut plus repartir. Nous prolongeons ainsi notre voyage de quelques jours, visitant le fort de Bellegarde à la frontière espagnole, l'étang au flamand roses (sans flamands roses) de Canet en Roussillon, le palais des rois de Majorque à Perpignan, le château de Salses,... Greg, son père et Zoltan profitent même du temps particulièrement clément pour se baigner !

Mais il faut bien repartir et nous choisissons de nouveau la solution train de nuit, qui n'est pas parfaite mais qui permet de voyager et d'avaler les kilomètres, presque sans s'en rendre compte. Notre "voiture" n'ayant plus de chauffage, nous voyageons en première classe et avons ainsi droit à des banquettes larges en tissu : le grand luxe ! Zoltan dort, comme à l'aller, durant près de 11 heures et le temps d'une nuit nous quittons le soleil du Languedoc pour découvrir les sommets enneigés des Vosges ! A noter que, à l'aller comme a retour le train s'est arrêté dans la nuit (changement de chauffeur ?) mais qu'il n'y a pas d'arrêt entre minuit et environ 6heures du matin : personne ne monte ou descend du train, donc pas de bruit dans les couloirs !

Bilan plus que positif donc y compris au niveau du prix (un petit peu plus élevé qu'en corail classique mais moins qu'en TGV) :
  • Avec la carte "enfant+" nous avons voyagé à 3+1 bébé pour 300€ l'aller-retour.
  • L'aller-retour en tarif Prem's pour un couple s'élève à 180€
Et vous voulez encore partir en vacances en voiture ?



Si nous n'avions qu'un regret, ce serait de n'avoir pas pris les vélos qui voyagent aisément en Lunéa. La location de bicyclettes à Canet plage était hors de prix (18€ la journée pour des vélos pas sensationnels - contre 8 à 10€ en vendée !)




vendredi 17 octobre 2008

première sortie alsacienne


Sous la pluie et face au vent




Nous venons d'emménager pour quelques temps en Alsace, plus précisément à Mollkirch, au centre de vacances du Floessplatz. Aujourd'hui le temps est incertain mais nous décidons néanmoins de nous rendre à Mutzig, à près de 10km, avec Zoltan en carriole pour faire quelques courses et passer une partie de l'après-midi à la bibliothèque. Le chemin (parfaitement balisé par le Club Vosgien) qui relie le centre de vacances à la gare d'Heiligenberg-Mollkirch est génial : rapide, relativement roulant, et sans trop de bosses et trous : le Triban trail et la carriole se comportent bien sur ce genre de chemin.


  • l'exercice serait plus périlleux avec un vélo type Triban road, quoique réalisable ;
  • par contre je n'aimerai pas me balader avec mon gamin en siège vélo sur ce genre de chemin : on perd énormément en stabilité, d'autant plus si l'enfant est assez lourd et commence à bouger ; avec la carriole, pas de problème de stabilité.
On aurait pu décider de prendre le train mais je décide de poursuivre à vélo. La deuxième partie du trajet est plus chaotique bien qu'agréable au départ, toujours en sous-bois. L'arrivée sur Gresswiller se révèle par contre être un véritable sacerdoce : le chemin est en plein vent et est composé de gros cailloux ; je souffre, le matériel aussi !

Le retour se fera en vélo également, mais par la route que je décide de tester : pas la nationale interdite aux vélos bien sûr, mais la route de la vallée de la Bruche. Et là, déception ! Entre Mutzig et le floessplatz, il n'y a pas de piste cyclable (alors qu'il y en a une jusqu'à Urmatt). Je partage donc difficilement la route avec les automobilistes, pressés de rentrer chez eux après une journée de travail et qui ont tendance à coller et à dépasser n'importe où. Ajoutez à cela le vent et la pluie... Je regrette de n'avoir pas pris l'option vélo-train. Le pire, c'est que j'ai choisi la seule journée de pluie de la semaine, pour sortir...