Bienvenue

Bienvenue sur notre blog .. Vous trouverez sur ces quelques pages notre expérience quotidienne durant trois années sans voiture. Nous espérons que celle-ci vous aidera à sauter le pas ou en tout cas à réduire vos trajets automobiles et pourquoi pas votre empreinte écologique.


Bonne visite !

jeudi 25 septembre 2008

Nous déménageons et nous vendons !

Même si nous ne savons toujours pas où nous irons dans quelques semaines, la maison est vendue et Greg a demandé une mise en disponibilité pour quelques temps. Aussi nous vendons quelques affaires pour financer notre prochain déménagement :

  • materiel de jardin comme neuf (tondeuse, taille-haie, broyeur,...)
  • mobilier de plein air (barbecue) et d'intérieur (chaises)
  • électroménager (frigo, gaziniere)
  • outillage (marteau burineur)
  • loisirs (rollerblade)
  • ...

Le tout en image est visible ici et sur Kijiji

La plupart des affaires vendues sont à retirer à Tonnerre

n'hésitez pas à nous poser des questions : greg2024@aliceadsl.fr

dimanche 21 septembre 2008

Merci la région Bourgogne

A l'occasion des journées du patrimoine et de la semaine de la mobilité, le conseil régional de Bourgogne a proposé un Pass 5 € pour se rendre sur les sites du patrimoine et ainsi se déplacer facilement en TER, en cars et en bus urbains. Le Pass était valable une journée pour des trajets illimités, soit le samedi 20 septembre, soit le dimanche 21 septembre 2008 (que jusqu'à 17h... dommage !). Il permettait à un enfant de voyager gratuitement par adulte payant : autant dire qu'il y avait beaucoup de familles dans le train, rarement aussi chargé le dimanche !
Nous en avons ainsi profité pour (re)découvrir ce dimanche les musées dijonnais, gratuits toute l'année, qui proposaient un certain nombre d'activités et d'animations.
- le musée des beaux arts en pleine restauration
- le planétarium avec une exposition sur les grands singes
- le muséum d'histoire naturelle, toujours aussi attrayant bien que les couloirs étaient étroits au vu de l'affluence
Zoltan était aux anges. Zya a observé déjà beaucoup de choses et a pas mal dormi dans son écharpe de portage. Une belle journée grâce à la région Bourgogne !
Coût de la journée pour 2 adultes - 1 enfant - 1 bébé : 10€
Coût plein tarif habituel : 84€*
Coût avec notre carte enfant plus (hors achat de la carte) : 42€*
* hors trajets en bus sur place 

vendredi 12 septembre 2008

Le choix de notre maison, de notre ville...

La vie sans voiture c'est possible, nous cessons de le montrer et de le démontrer dans ce blog depuis quelques mois. Comme nous avons eu quelques réactions du genre "oui, mais chez moi je n'ai pas tel ou tel service à proximité" ou "c'est pour les riches" ou "il faut habiter en ville"...

Quelques éléments (chronologiques) de réponse :

1. Lorsque nous étions en normandie, en pleine campagne, nous habitions un petit village de 200 habitants et tout se situait entre 3 et 15 kms minimum, sans compter la première gare à 30 km . Mais nous avons fait avec. Certes c'est de l'organisation, du temps,... mais tout était possible, grace au vélo, aux transports en car à 2€ de la seine-maritime,... Nous avons également apprécié la livraison à domicile du supermarché casino (à 12 km) qui se lançait à la même période dans le "bio".





2. Lors de notre dernier déménagement, nous avons fait attention à bien choisir la ville et l'emplacement de notre maison. Pour ce qui est du choix de la commune, nous avons trouvé un juste milieu entre la campagne agréable et son calme, et la ville et ses services. Tonnerre est une ville de 5000 habitants, et des services tel que la bibliothèque, la piscine... Il y a même un petit cinéma et une gare. Et oui, il existe encore de nombreuses communes de moins de 10.000 habitants avec des trains réguliers ! Même si la présence d'école à proximité ne nous préoccupe guère (Zoltan ne va pas à l'école), l'existence de collèges, lycées, clubs de sports peut également être déterminant lorsqu'on a des "ados" si on ne veut pas se changer en chauffeur de taxi (quoi qu'à cet âge, ils peuvent pédaler !). Notre maison, elle, se situe à la limite de la ville, pour ne pas être oppressés par les nuisances du centre ville. Nous avons le bord du canal pour nous balader, la rivière pour se baigner ainsi que la campagne tout autour de nous. Elle se trouve à deux pas du travail de Grégory ! cela évite les déplacements réguliers inutiles. Pour ce qui est d'aller dans de plus grande ville, pour visiter essentiellement (musées, parcs, ...) ou pour accéder à des librairies et autres, il y a le train, les bus départementaux de l'yonne à 2€,...


3. A l'aube d'un nouveau déménagement (notre maison est vendue, mais on ne sait pas encore où nous allons aller), il est clair que notre choix sera guidé par :
  • le prix de l'immobilier (greg travail dans l'animation socioculturelle et laurence ne travaille pas)
  • la présence d'une gare (à moins de 5km)
  • la densité du réseau bus et pistes cyclables
  • l'absence de trop forts dénivelés (zya et zoltan demandant encore à être tirés)
  • la présence de services culturels, bibliothèque principalement, et la richesse du patrimoine et des activités locales
  • la présence de commerces, d'une AMAP ou d'un biocoop, d'un marché,...
Bien évidemment, il faut faire des concessions : il faut s'adapter, peut être se réorganiser, repenser sa vie,... ce qui ne veut pas dire s'enfermer, arrêter de sortir,... bien au contraire. Mais si on veut son grand pavillon et son petit jardin avec sa petite piscine entourés d'une haie infranchissable de thuyas dans un petit village loin de la ville sans pour autant se passer du ciné - Mc Do du samedi soir, effectivement, la vie sans voiture est plus difficilement envisageable (.reste le vélo pour digérer le repas trop gras!) Il reste aussi les taxis, le covoiturage, la location ...
Dans tous les cas, lorsqu'on prend la peine de repenser sa vie sans voiture, on se rend compte qu'on ne perd pas en liberté et en mobilité et après quelques temps sans voiture, le plus dur c'est de subir les voitures des autres, un peu comme la fumée de cigarette... la voiture serait-elle aussi une drogue ?



mercredi 10 septembre 2008

A Paris, les vélos dépassent les autos !

C'était il y a un an !
retour sur nos vacances 2007


On a voulu profiter de quelques jours de congés de Greg pour visiter Paris et ses musées. On a souvent traverser l'Ile de France du temps où nous avions une voiture et même la capitale mais en souterrain entre deux trains lors de nos trajets Normandie-Lyon. On ne s'y était cependant jamais arrêté ; c'est déjà bien assez pénible de rouler ou de prendre le métro, sacs sur le dos, alors si on avait du se garer, se perdre dans Paris pour voir des peintures de machin chouette et cie... Mais Zoltan adore les musées, prendre le train, et aller voir sa tata Marjo !

Alors, nous y sommes allés. On a pris un pass deux jours, et ... on a visité :
  • le Trocadéro et la Tour Eiffel sans y monter (la flemme de faire la queue)
  • Le musée de la marine
  • Le musée du quai Branly
  • la grande galerie de l'évolution (cher et non compris dans le pass)
  • le musée d'Orsay surtout pour admirer la réhabilitation exemplaire de cette ancienne gare
  • le musée du Louvre, le jardin des Tuilleries et l'obelisque de la concorde
  • le centre pompidou, pas que pour les escaliers mécaniques
  • la conciergerie et la crypte du parvis de Notre Dame
Le pass a donc largement été rentabilisé et permet en plus de ne pas faire la queue à chaque musée. Zoltan a lui été émerveillé et en redemande.


1er jour : départ de Tonnerre en train avec les vélos. Arrivée en gare de Paris Bercy, on chevauche nos bicyclettes, on se perd un peu et nous arrivons tant bien que mal au jardin des plantes (la piste cyclable était coupée à plusieurs reprises par des travaux). Laurence, qui est enceinte de 6 mois, porte Zoltan sur le siège enfant, à l'arrière du biclou, Greg porte les sacs sur le dos et le porte-bagage (nous n'avions pas encore nos sacoches Vaude). Nous regagnions le soir Bièvre en RER, où habite la soeur de Greg. Les agents de la SNCF ont failli refuser que nous montions dans la rame avec les vélos (interdits en heure de pointe). Il n'était que17h00 mais il y avait déjà beaucoup de monde comme de toute manière à tout heure de la journée (mais ils bossent pas ces parisiens ??).

2ème jour : Un peu refroidie par la journée de la veille, Laurence ne souhaite pas prendre les vélos. Au programme visite du quartier du Trocadéro et de ses musées. Qu'est ce qu'on a pu marcher ! Si nous avions eu les vélos on aurait pu enchainer deux autres musées (homme et égouts de Paris) que nous n'avons pu visiter faute de temps (ils faut dire que les musées ferment tôt : dernière visite à 16h00 pour les égouts !)

3ème jour : On reprend les vélos pour pouvoir enchainer Orsay - le Louvre - Tuilleries - Beaubourg - Notre Dame. Passée l'épreuve du RER (sans trop de souci à l'aller au départ de la petite gare de Bièvres). Quel bonheur : en moins de temps qu'il faut pour le dire, on va d'un musée à un monument ou à un parc, on va à la supérette faire trois courses pour le midi,...

En conclusion, à Paris le vélo, ce n'est pas toujours pratique (ça ne vaut pas Dijon) et inadapté au déplacement en vélo + remorque, qui n'aurait de toute manière jamais pris le RER. La solution siège-vélo était en-cela idéale pour ces quelques jours. On a du optimiser nos journées, trajets et visites et on a eu parfois des difficultés à entrevoir où il fallait rouler ; "trottoir ? route ? piste cyclable ! ... attention les travaux ! Aïe, c'est un sens interdit !". Mais dans tous les cas, on va plus vite que les autos. Je ne me serais pas vu prendre la voiture, les bouchons, tout ça pour ... se garer 200 mètres plus loin (et encore !) et payer un parking hors de prix. Il est bien évidemment possible de combiner métro plus déplacements à pieds, mais il aurait été difficile de demander à Zoltan (quatre ans à l'époque) de marcher sur de longues distances puis dans les musées sans rechigner.

» Télécharger la carte des itinéraires cyclables (mise à jour de février 2008) au format Pdf (3 Mo)

vendredi 29 août 2008

la galère

A force de dire du bien de la SNCF et de vanter le vélotrain, on pourrait croire que nous ne sommes pas objectifs, que nous avons adopté une ligne d'écriture particulièrement valorisante pour l'entreprise publique ; que nenni ! Il faut dire que jusqu'ici, nous avons eu très peu de problèmes de déplacement par le train, que ce soit avec ou sans nos vélos.

Je dis bien jusqu'ici ; car ce vendredi, j'ai connu la galère des transports ! Je devais me rendre à Bordeaux pour un entretien et avait réussi à trouver un aller-retour dans la journée. Passons sur le fait que, tout seul donc sans réduction et en achetant son billet au dernier moment, le prix de l'aller-retour était particulièrement prohibitif.

Vendredi 5h45, j'attends donc à la gare de Tonnerre le TER qui doit me conduire à Paris : 5 minutes, 10 minutes,... les trains de fret défilent devant nos yeux mais point de TER et point d'information du chef de gare, alors que celui-ci peut suivre l'avancée des trains sur son ordinateur de contrôle. La journée commence bien ; je commence même à me demander si je fais bien de faire cet aller-retour et si je ne ferais pas mieux de retourner me coucher. Le TER arrive enfin, il arrive même à rattraper un peu de son retard avant Paris ; il s'agit d'un train neuf équipé de prises : je vais pouvoir brancher mon portable et travailler : il ne sera pas dit que j'aurais perdu ma journée !

Arrivé à Paris, changement de gare sans encombres de "Gare de Lyon" à "Montparnasse", même si les tapis roulant ne fonctionnent pas (dommage j'aurais bien essayé le rapide à 9 km/h : ça doit décoiffer!). Alléché par toutes les publicités "Wifi en gare" et devant transmettre un document important à mes collègues à Tonnerre, j'ouvre mon portable et essaie de me connecter en vain : je découvre avec effroi qu'internet en gare est payant et qu'il me faut acheter une carte de 20min de communication à 3€ au bureau de tabac. Pas trop cher mais une fois activées mes 20 minutes, je découvre qu'elles doivent être utilisées dans la journée : 3€ pour envoyer un mail... l'arnaque !

Le TGV pour Bordeaux est annoncé à quai que 10 minutes avant le départ et une foule hétéroclite d'étudiants, de chefs d'entreprise, de familles avec plein de marmots et de centre de vacances se rue sur les deux rames qui relient la capitale d'Aquitaine. Les sacs s'entassent dans les racks à bagages trop étroits, puis inévitablement dans le couloir, nous obligeant à quelques tours de contorsion pour regagner nos places (heureusement que je n'ai pas pris mon vélo : je n'aurais pas pu le faire monter à bord) . Là, force est de constater, que dans ce bon vieux TGV atlantique il n'y a pas de prise de courant pour se "brancher". Mes 1h15 de batteries ne me permettent pas de regarder le film que j'avais prévu de visionner et il est impossible de recharger sur les prises aspirateur du couloir (il doit s'agir d'une prise européenne comme dans les campings). Tant pis, j'ai pris également de la lecture... mais 3heures de TGV tout seul s'est long ; et le voisin, un cadre BCBG, n'est pas très bavard.


Voilà pour l'aller. J'arrive en gare de Bordeaux Saint Jean après un "arrêt inopiné en plein evoie" et essaie de trouver où me diriger : il n'y a même pas un plan du quartier affiché en gare ! J'ai bien imprimé mon itinéraire la veille mais il s'agit de l'orienter correctement pour ne pas partir à l'opposé ! Avant de quitter la gare, je fais un détour par les toilettes : 50 cents le pipi ça fait cher et le comble c'est qu'il n'y a rien pour s'essuyer les mains... grrr. Direction l'entretien, il fait chaud, je suis en nage mais j'arrive à l'heure après avoir avalé rapidement mon repas et changé de chemise.

Ce qui ne devait pas arriver, arriva : mon entretien dura longtemps, trop longtemps et je redécouvre le soleil Bordelais à 15h00 alors que mon train est à 14h58 ; aucune chance d'autant que j'ai 1/2 heure de marche ! Tant pis, je fais un peu de tourisme et arrive en gare à 16h00 pour prendre le TGV de 16h30. Là, je tente de changer mon billet et j'apprends que celui-ci ne vaut rien, une fois le train parti et que si je veux prendre le TGV suivant, il me faut reprendre un billet au plein tarif. D'ailleurs d'après l'agent au guichet, je ne peux prendre que le TGV de 18h30, tous les précédents étant complets ! Forcément je m'énerve de ces nouvelles conditions de ventes des "billets loisirs" et je me vois expliquer que celles-ci sont écrites sur la pochette à billet qui m'a été remise lors de l'achat de celui-ci : ma fibre écolo en prend un coup, moi qui refuse toujours ces pochettes à billets qui sont un gaspillage de papier et qui ne servent à rien !

Tant pis je monte dans le train et voyage sur les strapontins disposés entre les voitures : le train est bien bondé, mais si j'avais voulu, il restait bien quelques places. Le contrôleur poinçonne mon billet sans sourciller... ouf ! Par contre même constat qu'à l'aller : pas assez de place pour les bagages, toilettes vieillottes et crades,... et surtout pas de prises pour mon portable : encore 3h ça va être long ! Je tente le branchement dans les toilettes : le portable se recharge 5min, puis plus rien ; je renouvelle l'opération deux-trois fois mais la batterie ne se recharge à peine. Sans doute un problème d'ampérage ! Alors je lis, je mange (un bon sandwich végétarien acheté en gare au sous-sol), et prends mon mal en patience ; d'autant qu'avec le monde et le chargement des bagages en gare de Bordeaux, le train a pris 15 minutes de retard qu'il ne rattrapera pas !



A Paris, je cours comme un malade dans les couloirs du métro, et réussi à attraper le dernier train pour... Laroche-Migennes qui s'arrête dans toutes les gares, ou presque, et qui lui non plus n'a pas de branchement électrique sous les sièges. Arrivé dans la gare Icaunaise à 22h30, j'ai trois solutions :
  • dormir sur un banc de la gare jusqu'à 6h le lendemain en sachant que je n'ai pas pris de pull ;
  • marcher durant 40 km, soit 6 heures de marche ;
  • faire du stop, en pleine nuit.
Je choisi la troisième, non pas la moins dangereuse et la plus aléatoire en raison de l'heure tardive mais de toute manière si passé minuit je suis toujours à Migennes, il sera toujours temps de trouver un coin pour dormir. La circulation est rare à cette heure : une voiture toutes les 5 à 10 minutes tout au plus. A 23h00, je suis toujours sous mon lampadaire à tendre mon pouce lorsque je vois revenir une voiture croisée 5 minutes plus tôt... qui se rend à Tonnerre et qui me propose aimablement de m'y déposer : sauvé !

Je suis tellement crevé que je m'endors en voiture durant quelques minutes. Mon chauffeur providentiel me dépose devant la maison : la journée aurait pu être pire !

Conclusions de la journée : Pour des questions économiques et stratégiques, il est vrai que beaucoup de gens ont l'impression que la SNCF a tendance à trop miser sur le TGV au détriment des trains circulant sur des petites et moyennes lignes. Et bien je peux dire que sur l'ensemble des TER pris cette année sur les régions Rhône-Alpes et Bourgogne notamment, la grande majorité disposait d'un plus grand confort que le TGV Atlantique : allées espacées et colorées pour circuler agréablement à l'intérieur sans encombre d'une rame à une autre. Des sièges vraiment confortables. Un véritable espace pour allonger et détendre ses jambes entre les fauteuils. Des prises électriques à portée de main pour brancher son portable ou recharger son mobile durant le trajet. Des porte manteaux d'appoint pour accrocher ses vêtements. Une bonne aération et circulation de l'air au niveau des jambes et non au niveau des vitres. Une lumière non agressive par compartiment passager. De vrais espaces bagages et vélos. Des tablettes bien étudiées pour lire, déposer son matériel ou sa nourriture. Des accoudoirs non fixés. Des coins assis "à quatre" comme dans le TGV... et aucune nuisance sonore (roulement extrêmement silencieux, aucun grincement d'essieux gênant, bruit de moteur camouflé).